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Jardins familiaux ou partagés à Bordeaux ? Un coin de verdure pour tous….

Temps de lecture : 4'20

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Difficile parfois de s’y retrouver dans tous ces jardins entre les familiaux, les partagés, les jardins d’insertion… A Bordeaux, depuis de nombreuses années, tous ces coins de verdures cohabitent pour le plus grand bonheur de ceux qui les entretiennent.

Ces espaces cultivés présentent de nombreux intérêts et les indéniables bienfaits du jardinage méritent d’être rappelés. Lattractivité des jardins familiaux et partagés de la métropole de Bordeaux en témoigne : nombreux sont les candidats jardiniers qui souhaitent décrocher un lopin de terre !

Les différents jardins collectifs : la différence entre jardins familiaux et partagés

Il nous a fallu quelques lectures pour faire la différence sémantique de tous ces jardins ! Si la notion de jardin public ou jardin privé nous est à peu près familière, comment différencier les jardins familiaux des jardins partagés de Bordeaux ? Les deux appartiennent à la catégorie des jardins collectifs.  Voici un petit portrait des parcelles qui fleurissent dans la région…

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Les jardins familiaux 

Autrefois appelés jardins ouvriers, les jardins familiaux apparaissent au début des années 1950. Les jardins familiaux sont des parcelles mises à disposition des habitants d’un quartier. Ceux-ci peuvent alors les cultiver à leur guise. Ces lopins de terre peuvent servir à nourrir la famille tout comme être une activité de loisirs. La seule condition d’attribution d’un jardin familial est de ne pas en faire un usage commercial. Autrement dit, la production issue de cette culture ne peut être destinée à la vente, même dans l’entourage proche.  En général, les jardins familiaux sont attribués sur critères sociaux en fonction des revenus de la famille afin de favoriser tout de même une production vivrière.

Ces jardins familiaux encouragent l’activité physique de la famille tout en lui procurant des produits de consommation de meilleure qualité. Ainsi, les conditions de vie d’une famille modeste s’en trouvent fortement améliorées et les effets sur la santé du foyer indéniablement bénéfiques. 

Par ailleurs, c’est également la vie sociale et l’interaction avec la communauté qui se trouve largement accentuée. Les parcelles, en général collées les unes aux autres, permettent aux agriculteurs en herbe d’échanger avec leurs voisins et de créer une véritable vie de quartier. 

Enfin, en termes d’urbanisme, ces espaces cultivés permettent de créer ou recréer des « poumons verts » en ville et de réhabiliter des terrains non constructibles, voire en friches ou à l’abandon. C’est pourquoi la ville se réserve parfois certains emplacements pour y instaurer des cultures collectives, souvent dans un but pédagogique. 

A bordeaux, on peut citer par exemple le jardin des Aubiers, le plus ancien des jardins familiaux, crée dans les années 1990. La gestion est associative et ce sont une cinquantaine d’habitants de la résidence des Aubiers qui bénéficient d’une parcelle à exploiter. Les jardins familiaux ne sont pas très nombreux dans la région. On en trouve également à Bacalan et 2 ou 3 autres dans la métropole. Mais… si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à nous le dire!

    Les jardins partagés

    Dans la famille des jardins collectifs, nous avons enquêté sur les jardins partagés…. Apparu plus récemment, le jardin partagé résulte lui d’une initiative collective. Les emplacements ne sont pas prédéfinis et la culture s’y fait par la communauté qui l’entretient. Ainsi, le jardin partagé peut être aménagé dans un but nourricier – pour un quartier par exemple- mais aussi dans un but esthétique ou social – dans un village ou à la campagne. 

    Le jardin partagé a donc pour vocation de créer du lien social, de faire cohabiter et travailler ensemble des habitants qui doivent s’accorder sur la destination de la parcelle. Les jardins partagés sont en général ouverts au public pour en faire bénéficier le plus grand nombre. 

    La métropole de Bordeaux est depuis longtemps investie dans le développement de ce concept de jardins. Si les jardins familiaux sont encore rares, on recense près de 150 jardins partagés dans la région (dans le Parc Rivière, à Saint Seurin, dans le quartier de Saint Augustin, etc…)

    Le rôle des jardins collectifs : les bienfaits du jardinage

    Les avantages des jardins sont nombreux… Et si nous n’avons pas tous la chance de posséder un bout de terrain, les jardins collectifs jouent un rôle important dans une communauté.

    Les jardins collectifs comme créateurs de lien social

    Qu’ils soient familiaux ou partagés, les jardins collectifs encouragent le partage et la transmission. Ce sont ainsi de véritables lieux de vie qui voient le jour en plein centre-ville. En dehors de la bouffée d’oxygène qu’ils procurent, ces espaces cultivés favorisent les rencontres. Ce sont des espaces où la mixité est au cœur du projet. 

    Intergénérationnelle et sociale, la cohabitation permet notamment aux plus expérimentés de transmettre aux novices les techniques de culture. Ainsi, les plus âgés disent se sentir encore utiles à former les jeunes générations tout comme des origines diverses permettent de faire connaître d’autres techniques ou d’autres produits à cultiver. Les ateliers fréquemment proposés aux enfants présentent quant à eux l’avantage de créer des liens sociaux en plus de l’intérêt pédagogique de la démarche

    Un véritable « marché aux graines » se met alors en place dans ces espaces collaboratifs. Chacun y apporte sa pâte, son enthousiasme et son savoir-faire et le partage avec les autres.

    Les jardins collectifs comme source d’une alimentation saine

    En dehors des bienfaits indéniables du grand air que procure le jardinage, ces espaces ont aussi des vertus thérapeutiques. Si certains viennent y chercher un peu de fraîcheur en été pour échapper à la touffeur de leur logement, d’autres soignent leurs maux par l’activité physique et l’échange avec leurs co-jardiniers. 

    Cultivé dans le respect de l’environnement, le jardin partagé offre alors à ses serviteurs des produits sains et savoureux. Pour beaucoup, c’est alors l’occasion de diversifier son alimentation et de consommer des produits bio.

    En effet, la charte des jardins partagés éditée par la métropole prône une culture respectueuse de l’environnement en échange d’aides ou subventions pour la création de jardins partagés

    Le jardin d’insertion : une autre forme de jardin collectif

    Il existe encore une autre forme de jardin collectif : les jardins d’insertion. 

    Si nous n’avons pas trouvé à Bordeaux et alentours de tels jardins, ils existent dans d’autres régions. Ils ont pour vocation la réintégration sociale de certains habitants. Sont alors éligibles des personnes en situation d’exclusion professionnelle ou ayant diverses difficultés sociales. 

    Ces jardins d’insertion présentent les mêmes intérêts que ceux cités précédemment : renouer avec des congénères, vertus thérapeutiques, bienfaits sanitaires. Mais en plus, les bénéficiaires de ces jardins reprennent confiance en eux après un accident de vie et pour certains, peuvent se former pour une nouvelle intégration professionnelle. 

     

    Jardins familiaux ou partagés ? A bordeaux, une bouffée healthy et sociale pour de nombreuses familles. Des initiatives à encourager pour une ville plus green et une population en meilleure santé, morale et physique. 

     

    Alors, si vous avez un lopin de terre en friche… c’est le moment de le partager vous ferez le bonheur de vos voisins en leur offrant un nouvel horizon !

    Et pour plus d’informations sur les jardins familiaux ou partagés à Bordeaux et dans la métropole, la mairie propose une liste disponible sur Les jardins partagés à Bordeaux | Bordeaux